Technologie embarquée – Sondeur LOWRANCE HDS – partie 2/3

P1080190Une saison de pêche complète m’a permis d’étrenner ces nouveaux outils sur différentes configurations (douces et salées) et de me rendre compte de manière très pratique des utilisations classiques à plus « perfectionnées » de ce matériel. Les illustrations proviennent de captures d’écran ou de photos compilées depuis 1 an, en tentant de rester le plus clair possible.

Suite de l’article « Technologie embarquée – Sondeur et GPS à la pêche – partie 1 sur 3« 

Côté sondeur, développé dans ce second article, je suis donc parti sur un LOWRANCE HDS9 Gen3 à écran tactile pour bénéficier des dernières avancées et partir sur ce qui semble être une valeur sûre qui a de l’avenir 😉

Prospection des grands milieux, c'est parti...

Prospection des grands milieux, c’est parti…

2D classique

Sondeur/GPS très puissant, il présente un retour 2D d’excellente qualité couplé à de l’imagerie verticale et latérale au top par la présence notamment de 2 sondes propres à chaque utilisation.

1 sonde unique sera disponible dans le courant de l’année 2016, la TOTAL SCAN permettant dans un premier temps une installation nettement simplifiée mais embarquant au passage la technologie CHIRP, donc dans l’attente des premiers retours en détection 😉

J’utilise la 2D (ou primaire) afin de voir large puisque l’on nous annonce un angle de 60° pour la fréquence 83Khz sur les sondes classiques (pour laquelle j’ai optée*). Permettant de voir approximativement aussi large que la profondeur (4m de cône pour 4 m de profondeur par exemple), elle convient parfaitement pour des profondeurs inférieures à 12-15 m soit 80% de mes pêches dans l’année. J’aime donc bien l’utiliser pendant mes prospections lentes ou pendant ma pêche quand je cherche. Elle permet en effet d’annoncer « un peu » ce qu’il y a devant quand on avance.

*Sonde HST-WSBL fréquence 200Khz soit 21° de cône de détection, mais relié au broadband du HDS permettrait par extrapolation d’obtenir 83 Khz soit 60° pour les eaux peu profondes. Article complet sous ce lien pour mieux comprendre les angles de vue sondeur.

Deux choix de fréquence (200Khz ou 83Khz) - ici en 200 Khz pour une vue plus fine par 9m

Deux choix de fréquence (200Khz ou 83Khz) – ici en 200 Khz pour une vue plus fine par 9m

La taille de l’écran (9 pouces pour le HDS9) me permet de la coupler à une autre vue soit celle du GPS, soit celle de l’imagerie verticale.

Les disposition de ces 2 vues (une troisième peut-être ajoutée) sont entièrement modifiables (largeur, découpage horizontale ou verticale) et les différents affichages sont enregistrables à l’infini.

Vue couplée - à gauche = 2D classique et à droite = imagerie verticale distinguant herbiers et banc de fourrage

Vue couplée – à gauche = 2D classique et à droite = imagerie verticale distinguant herbiers et banc de fourrage

Imagerie Verticale

Imagerie verticale que j’utilise en présence de structures marquées telle que les herbiers, les arbres, les éboulis, ou encore les zones rocheuses. En fait tous les secteurs pour lesquels l’ancestrale 2D ne permet pas de savoir si des poissons sont présents collés à ces structures ou à l’intérieur même, sans parler évidemment de l’identification  des structures qui apparaissent de manière « limpide ».

Imagerie verticale - trouée au milieu d'herbiers avec fourrage nettement distinguable au milieu

Imagerie verticale – trouée au milieu d’herbiers avec fourrage nettement distinguable au milieu

L’imagerie verticale devient presque prioritaire devant la 2D. Seul inconvénient, cette lecture se fait sur une épaisseur extrêmement réduite (feuille de papier apparemment) donc à l’aplomb unique de la sonde tout en ayant certaine largeur de vue (de l’ordre de 3-4° à priori). Aucune anticipation n’est donc possible mais on ne peut tout avoir, d’où la complémentarité réelle des différentes vues.

L’arrivée progressive de sonde 360°(avec vue de type imagerie) devrait encore apporter un plus, dès qu’elles seront, pour moi, intégrables facilement et à moindre coût sur les systèmes existants. La sonde 360° SPOTLIGHT SCAN pourrait donner la voie.

GPS

Le GPS est quant à lui, sur de grands milieux ou en eaux salées, un élément de sécurité incontournable en navigation. Hauts-fonds, bordures, îles, canaux de navigations, etc. permettent d’être anticipés sans parler des jours de brouillards ou de navigation nocturnes ou crépusculaires. Ajouter à cela les informations bathymétriques, c’est-à-dire des profondeurs, et vous obtiendrez un outil de navigation et de prospection précieux capable de vous faire gagner un temps fou.

A gauche vue GPS avec traces et profondeurs - à droite vue 2D avec fourrage sur le fond et maquereaux de 15 à 25m

A gauche vue GPS avec traces et profondeurs – à droite vue 2D avec fourrage sur le fond et maquereaux de 15 à 25m

L’utilisation de ces GPS permettent bien évidemment de poser ces Waypoints ou points GPS, comme bon vous semble, pour revenir sur des secteurs prometteurs, des hots-spots, ou tout élément intéressant à garder en mémoire. Le HDS Gen3 permet, qui plus est, tout une batterie de fonctions classiques à spécifiques pour ces engins. Il est alors possible de revenir sur l’historique de navigation ou de sondage pour caler un point GPS à postériori. L’enregistrement des données peut également être effectué vous permettant « à la maison », tranquillement installé dans votre canapé, de revisionner vos passages (que vous aurez effectué à vitesse relativement rapide pour couvrir du terrain) pour analyser tout ceci et marquer (points GPS) tout ce qui vous a semblé intéressant. Pour de premiers repérages ou lors des temps « creux » des journées pêche, le gain de temps est monstrueux.

A gauche vue GPS avec bathymétrie et infos diverses + table des marées au centre -- à droite imagerie verticale sur parc à huître

A gauche vue GPS avec bathymétrie et infos diverses + table des marées au centre — à droite imagerie verticale sur parc à huître

Carte de navigation et bathymétrie

Pour revenir sur les cartes de navigation et bathymétriques, je suis parti sur une carte NAVIONICS Platinuim+ de mon secteur permettant de couvrir mes besoins en eau salée et quelques secteurs d’eau douce (encore très mal référencé mais ça arrive doucement). De nouvelles fonctions sont apparues que j’utilise régulièrement comme les tables de marées du secteur pêché (plus besoins des tables papiers et des calculs hasardeux de hauteurs de mer – passage de zones peu profondes ou de mises à l’eau).

Vue 3D et Cap en haut pour un réel gain de visibilité en navigation rapide

Vue 3D et Cap en haut pour un réel gain de visibilité en navigation rapide

Une fonction « Vue 3D » couplée à « Cap en Haut » permet également de mieux se repérer lors des longs déplacements et sera ma « Favorite One » dorénavant. Je n’ai pas encore approfondi les vues aériennes disponibles sur ces nouvelles cartes qui pourraient être intéressantes dans certains cas si le niveau de détail est bien présent.

Pour en finir avec la bathymétrie, la présence des 2 slots pour carte SD (des micro malheureusement et non de la SD classique ! verrouillage des cartes impossible du coup pour éviter tout erreur de destination d’enregistrement à faire attention!), permet de très longs enregistrements des données sondeurs appelées « logs » vous permettant de réaliser pour vos zones de pêches, les cartes bathymétriques pouvant être très précises et plus détaillées que les cartes du commerce (si une carte existe seulement). Ces données doivent être néanmoins retravaillées par un logiciel extérieur avant d’être réintégré dans votre HDS GEN3. INSIGHT GENESIS est, entre autre, à votre disposition (formule gratuite également) pour effectuer relativement simplement la manipulation. Des cartes sont d’ailleurs disponibles gratuitement grâce à la « communauté » et j’en ai profité pour charger quelques secteurs que je pratique et qui sont non-couverts par NAVIONICS. Ne péchant que trop peu de temps dans l’année à mon goût et surtout peu de fois aux mêmes endroits, je n’ai jamais pris le temps d’en réaliser correctement personnellement. Des sorties hors périodes d’ouverture peuvent être réalisées pour « logger » tranquillement et faire les cartes de ces secteurs favoris.

Imagerie latérale en prospection avec sur la gauche immédiate du bateau de "belles structures" par 8 m de fond

Imagerie latérale en prospection avec sur la gauche immédiate du bateau de « belles structures » par 8 m de fond

Après détection en imagerie latérale - repasse verticale avec vue 2D et imagerie verticale sur "belles structures" et banc évoluant 2-3 m au dessus

Après détection en imagerie latérale – repasse verticale avec vue 2D et imagerie verticale sur « belles structures » et banc évoluant 2-3 m au dessus

Imagerie latérale

Dernière vue possible, l’imagerie latérale forte utile lors des phases de prospection car le champs de prospection devient énorme avec des portées claires allant jusqu’à 45 m de chaque côté du bateau soit 90 m en tout! On est là aussi sur l’épaisseur d’une feuille de papier mais l’ouverture latérale compense très largement et convient parfaitement pour les repérages. Cette vue permet de distinguer clairement les obstacles, les différences de niveaux et les poissons (bancs de petits poissons notamment ou grands poissons isolés). Cette vue est très nette sur les HDS GEN3 par la présence de 2 sondes distinctes comme détaillé au départ pour lesquelles j’ai trouvé une réelle amélioration comparée à mon ancien appareillage sur lequel, du coup, je n’utilisai plus cette vue de mauvaise qualité et donc peu révélatrice.

Bordure d'herbiers repérés et pointés préalablement = les brochets sont bien là

Bordure d’herbiers repérés et pointés préalablement = les brochets sont bien là

J’aime bien utiliser cette vue également en affichant qu’un seul côté pour longer un herbier et placer à distance très précisément les limites exactes qui me serviront par la suite de repères forts utiles pendant la pêche à proprement parlé. Ce fut une des utilisations que j’ai beaucoup apprécié et abusé lors des repérages pour le Concours AHGL 2015.

Imagerie latérale et détection à la droite immédiate du bateau d'une péniche coulée d'une quinzaine de m de longueur

Imagerie latérale et détection à la droite immédiate du bateau d’une péniche coulée d’une quinzaine de m de longueur

La recherche de bancs de blancs isolés ou de grands poissons est également parfaite avec cette vue pour la recherche de spécimens ou lorsque la faible concentration des poissons ne permet pas de les trouver simplement ou rapidement avec le 2D.

Interface intuitive

Tout ceci peut paraitre lourd et compliqué au départ, ce qui est le cas, mais sans l’aide d’une interface simple et intuitive cela devient définitivement rébarbatif. A la pêche j’aime pêcher et non faire de l’ordinateur, et pour tout vous dire l’interface et l’utilisation de ce sondeur m’a quelque peu réconcilié avec les outils riches en fonctionnalités. L’écran tactile d’où le nom TOUCH de cette série (la dalle étanche semble de très bonne qualité en restant assez lisible au soleil par exemple) joue bien son jeu et permet de gagner du temps pour accéder aux différents menus, fonctions et paramétrages divers. Des boutons sont également présents sur le côté mais je ne les utilise que très peu ou lorsque cela secoue en mer pour affiner les zooms. L’interface est quant à elle très ergonomique et semble « pensée » simplement. Merci aux ingénieurs et ergonomes (un métier qui gagne à être connu face aux marketeurs 😉 car cela reste assez limpide au final.

L’enregistrement de l’ensemble des fenêtres d’affichage est très intuitif et permet de jongler avec les différentes vues que vous aurez présélectionné. 2 à 3 clics suffisent pour accéder à ce que l’on cherche et sachant l’étendue des possibilités c’est un réel confort et je le répète, un réel gain de temps que l’on consacrera à la pêche à proprement parlé évidemment.

  • Sachez également qu’un forum complet existe et qu’il y a surement la réponse à votre question du moment : Forum LOWRANCE
  • Ainsi qu’un certain nombre de vidéo tutoriel sur Youtube permettant de prendre en main ces « machines » à haut potentiel : Chaine de Babyfly ou Chaine de MCTechnologie

Différentes situations

Pour être très concrets voici un ensemble de captures d’écran et photos illustratives d’action de pêche

Ce jour là, les brochets se tenaient sur les zones de transition (pointé à l'écran) entre les 2 types d’herbiers présents sur ce lac

Ce jour là, les brochets se tenaient sur les zones de transition (pointé à l’écran) entre les 2 types d’herbiers présents sur ce lac / 1 sur 2

Tenues révélées, il restait encore à déclencher les touches, ce jour là le pattern fut trouvé

Tenues révélées, il restait encore à déclencher les touches, ce jour là le pattern fut trouvé / 2 sur 2

Sortie thon, trouvez les anchois et attendait les chasses...

Sortie thon, trouvez les anchois et attendait les chasses… / 1 sur 4

Après avoir trouvé les anchois (visible en 15 et 20 m à droite) grâce au sondeur, quelques thons furent touchés (poisson en fin de combat à 10 m sous le bateau)

Après avoir trouvé les anchois (visible en 15 et 20 m à droite) grâce au sondeur, quelques thons furent touchés (poisson en fin de combat à 10 m sous le bateau) / 2 sur 4

Vue en vrai

Vue en vrai / 3 sur 4

Vue finale avec la remise à l'eau après toutes les recherches, on savoure car ce n'est pas tous les jours

Vue finale avec la remise à l’eau après toutes les recherches, on savoure car ce n’est pas tous les jours / 4 sur 4

Sandres à proximité du fond et animation d'un montage verticale - Vue combinée sur laquelle on peut réaliser la différence d'étendue du prospection entre le 2D (cône plus large) et l'imagerie verticale (gain de différentiation mais cône plus étroit).

Sandres à proximité du fond et animation d’un montage verticale (infructueux) – Vue combinée sur laquelle on peut réaliser la différence d’étendue du prospection entre le 2D (cône plus large) et l’imagerie verticale (gain de différentiation mais cône plus étroit). / 1 su 4

Vue combinée sur un secteur bien occupé avec 3 tailles de poissons du tout petit fourrage (4-8 cm) aux sandres (40-60cm) / 2 sur 4

Vue combinée sur un secteur bien occupé avec 3 tailles de poissons allant du tout petit fourrage (4-8 cm) aux sandres (40-60cm) / 2 sur 4

Animation suite avec poisson sur le fond à l'aplomb immédiat du bateau (indiqué par un retour de couleur vert) puis prise du poisson qu l'on voit remonter à l'écran / 3 sur 4

Animation suite avec poisson sur le fond à l’aplomb immédiat du bateau (indiqué par un retour de couleur vert) puis prise du poisson qu l’on voit remonter à l’écran / 3 sur 4

Après une prospection large d'un secteur bien occupé, un premier sandre a craqué / 4 sur 4

Après une prospection large d’un secteur bien occupé, un premier sandre a craqué / 4 sur 4

Une tête rocheuse bien occupé avec de jolis poissons dont des bars de 60-70 cm / 1 sur 3

Une tête rocheuse bien occupé avec de jolis poissons dont des bars de 60-70 cm / 1 sur 3

1 joli bar a quand même craqué / 2 sur 3

1 joli bar a quand même craqué / 2 sur 3

Après plusieurs passages, les gros ont quitté le spot sur lequel de plus petits poissons sont rentrés / 3 sur 3

Après plusieurs passages, les gros ont quitté le spot sur lequel de plus petits poissons sont rentrés / 3 sur 3

Les possibilités de ces appareils sont énormes et je ne fait que commencer à l’appréhender, en vous illustrant partiellement les plus grandes fonctions. La fiabilité est pour l’instant au RDV dans tous les cas et je vous invité à consulter maintenant la partie 3 (qui sera publié d’ici 2-3 jours) dédié au moteur MOTORGUIDE Xi5 et son précieux lien avec le sondeur LOWRANCE HDS.

Jéremy

2 réflexions au sujet de « Technologie embarquée – Sondeur LOWRANCE HDS – partie 2/3 »

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