MON big silure, en float-tube

Je ne cours pas après les trophées mais un de temps en temps ça fait du bien quand même. Et voilà, je l’ai mon nouveau record silure et il a un parfum bien spécial car ce coup-ci c’était en float-tube et qu’il a demandé un peu de persévérance.

Record silure en float-tube

J’avais quelques sorties float à mon actif et j’avais plutôt joué de malchance et certainement de maladresse lors des quelques virées pendant lesquelles les glanes s’étaient montrés actifs. Casses directes, décroches ou tankage dans les bois, je n’avais pu mettre au sec que les poisons de taille intermédiaire. Les combats étaient déjà forts sympathiques, en étant déjà limite sur les parties encombrées des secteurs prospectés.

Voici un petite vidéo de Bernard au travail lors d’une (trop) rare sortie collective :

Récemment, j’ai un petit créneau pour une matinée de pêche en solo et je décide de prospecter un secteur que je n’avais pas encore eu l’occasion de faire en float-tube. Repérage sur carte à la maison la veille et départ avant l’aurore. J’arrive sur le chemin présumé une bonne demi-heure avant le lever du jour mais 2 heures après, c’est complétement frustré que je reprends la route du retour. Impossible de trouver le bon. Les chemins sont innombrables, détrempés et pour beaucoup sans issus. Comment ai-je pu être aussi mauvais au repérage et gâcher cette si belle occasion. Dégouté d’avoir loupé mon coup du matin, je bougonne au volant, chemin rentrant.

Au dernier Stop me conduisant chez moi, une dernière lueur de motivation m’interpelle, le « Never Give Up » résonne et je décide de faire demi-tour. Il ne me reste qu’une paire d’heures mais je pêcherais quand même!!! Et tant pis, si je connais déjà relativement bien le parcours, ça sera sans l’euphorie de la découverte, mais ça va pêcher.

Je mets à l’eau mon Fishcat, et sur un poste où j’avais déjà perdu un gros poisson, la légère montée d’eau me conduit à insister sur le petit passage qui va bien. En fin d’animation, c’est un touche franche qui me réveille un peu.La re-motivation était quelque peu retombée suite à un début de parcours sans un seule once d’activité. Ferrage en règle, et là, je la joue un peu plus mollo que lors de mes dernières expériences qui s’étaient régulièrement soldées par des casses sèches lors du tout premier rush. On arrête pas net un tout gros comme je l’avais appris à mes dépends. Je suis rassuré tout en étant très inquiet 😉 car j’ai une tête de ligne en gros nylon de 80 centièmes (ça devrait mieux tenir l’abrasion qu’en direct), mais restée là par défaut après deux sorties mer et surtout raccordée à la tresse (35 centièmes) par un nœud que j’ai peu l’occasion de pratiquer.

Je palme comme un malade et tente de me rapprocher du bord pour caler mes pieds bien au sol. Le premier rush reste « léger », j’accrois la pression sur la Damiki et me fait secouer un peu. C’est bon ça. J’arrive tant bien que mal à m’approcher du bord tout en travaillant ce poisson. ça y’est j’y suis, j’ai les pieds bien au sol et peut mettre une pression continue en tentant de me caler tant bien que mal à la limite de la rupture. Limite qu’il devient délicat à doser à mesure que les bois noyés approchent et qu’on ne le sait que trop bien 😉 Là le poisson  se met à tourner de droite à gauche pour une pression constante. Ah, y’a du progrès! Je commence à bien sentir mon bras. Puis le silure me laisse reprendre un peu de fil, avant évidemment de faire un second et dernier rush passant limite-limite. ça passe et à partir de là je serai plus serein. Mister glane se met à tourner plus mollement devant moi. C’est gagné. Je peux rejoindre « simplement » (du moins aussi simplement que l’on peut marcher avec des palmes, un float et un big one au bout) une sorte de petite plage (providentielle) qui me permet de virer mes palmes, pour un échouage tout en douceur.  J’explose de joie. Je le vois nettement, il est trés long, un peu plus que d’habitude d’ailleurs.

Record silure en float-tubeLong, long, long…

Je réalise quelques clichés histoire de, mais seul c’est pas simple et sous la pluie pas vraiment conseillé si vous tenez à votre appareil. A la mesure « bisto cannos », (j’ai rarement de mètres à bord, donc c’est à la canne), il la dépasse de bien 5 cm sans que je puisse vraiment caler tout en longueur ce poisson. Autant de centimètres qui comptent tant en poids, qu’en émotions ou encore qu’en souvenirs.

Record silure en float-tube

C’est mon plus gros, c’est sur, et en float c’était énorme…

La vidéo de la remise à l’eau

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